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leyio : le peer to peer in "real life"

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k-mil
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MessagePosté le: Dim 17 Mai - 20:40 (2009) Sujet du message: leyio : le peer to peer in "real life" Répondre en citant

 Leyio est le dernier bébé de - cocorico - une société Français (Bordelaise) jusqu’ici spécialisé dans le B2B et le hardware. Pas super glamour, et pas de quoi susciter l’intérêt d’un blog comme ReadWriteWeb, à priori.


Oui, mais là, c’est différent. Leyio est un produit grand public (et ce n’est pas tous les jours qu’une société Française se lance dans le hardware grand public) - re cocorico - et son produit tombe à point nommer pour illustrer une tendance en matière d’usages qui est destinée à exploser dans les mois et années à venir.
Leyio c’est quoi ?
Techniquement, un gros flash rom (16Go), auquel on a ajouté une petite interface pour consulter son contenu et le gérer (un micro OS embarqué, simple mais plutôt sympathique), un lecteur d’empreinte digitale qui sert aussi d’outil de navigation (on fait d’une pierre deux coup, on garantit la sécurisation des données et on ajoute une fonctionnalité), d’une connectivité USB complète (in/out vers un ordinateur ou une clé USB), et surtout d’un système de transmission sans fil qui fait passer le Wifi pour un truc de vieillards. Jugez plutôt : 10Mo/s.
Les connexions sont multiples, et dans les deux sens : de Leyio à Leyio en sans fil, de Leyio à clé USB, de Leyio à ordinateur (avec ou sans cable, une clé USB de 2Go intégrée jouant le rôle d’intermédiaire si besoin). Bien pensé, car cela atténue le “cluster effect” qui oblige a avoir une base installée suffisante pour profiter des fonctionnalités de l’engin.
Le joujou est également doté d’un détecteur de mouvement (exploité pour déclencher le transfert, là, on est vraiment dans le gadget, mais cela contribue au coté sympa de l’objet), et cerise sur le gâteau, une interface web sur le site de Leyio qui promet moultes fonctionnalités (synchro avec des disques virtuel, gestion de profils embarqués à bord du Leyio en provenance de réseaux sociaux comme facebook, MSN ou Twitter, et probablement plein d’autres choses à venir).
Tout droit sorti de l’imagination fertile de ce que l’on imagine être un brainstorm de geeks ingénieurs à la pointe du hardware domestique, l’objet est qui plus est particulièrement bien designé, dans un style ‘bio-design’ réussi, avec une plastique ‘caoutchouc’ fort agréable et des façades aussi brillantes que colorés.
Le tout est plus petit qu’une boite de cigarette, à peine la taille des mini souris destinées aux portables.
Tout cela serait un must have de geek s’il restait une ombre au tableau, son prix, à 179€, le joujou est coûteux, mais Leyio compte bien à terme faire descendre ce prix pour rendre son joujou plus accessible.
Ca sert à quoi ?
La rencontre avec le représentant de Leyio fut - selon les terme de l’agence de RP qui nous a mis en relation - musclée… Et pour cause. Un blog qui s’intéresse à la technologie, aux usages, et en ce moment, à Hadopi, ne pouvait que s’interroger sur les usages de Leyio dans un territoire lourdement frappé d’anti p2p (France, Italie, Espagne et Angleterre pour les débuts de sa commercialisation dans moins d’un mois).
On peut les comprendre, Leyio ne souhaite pas prendre position là dessus, et leur présentation s’échine à faire passer un joli petit gadget disponible en rose shinny (certes il existe aussi en noir brillant, mais bon), très kawaï, pour un must have de ‘cadre nomade’ qui distribuerait ses powerpoints à la cantonade en fin de réunion. Mouis… Comment expliquer ce design qui serait dès lors complètement à coté de la plaque ? Comment justifier la vidéo du site officiel qui montre deux adolescents échangeant des fichiers ? Aucune trace de cadre dynamique sur le site Leyio… Curieux.
Une once d’explication nous sera fournie par la stratégie de distribution de Leyio : la FNAC et Darty. Quand on voit le sort réservé à l’eBook de Sony par la FNAC, on peut sérieusement douter de la pertinence de cette stratégie de distribution, mais passons, on peut comprendre qu’une société établie depuis plus de dix ans joue la prudence.
Il faut juste espérer que, coincé entre les clés USB et les disques durs, le Leyio ne devienne pas le bouc-émissaire de la culture de l’échange, les majors pouvant trouver paradoxal que la FNAC diffuse ce type de produit non loin de leurs chers CD, tout en distribuant de la musique en ligne sans DRM. Mais ne leur donnons pas mauvaises idées…
Sérieusement, à quoi cela va servir ?
A défaut d’avoir des réponses claires de Leyio, nous en somme réduits à imaginer les usages possibles de Leyio. Ca tombe bien, c’est un peu nos métiers, à Damien Douani et moi même, qui avons assisté à la démo produit.
Le cadre dynamique, tout d’abord. Seul en mesure, avec les élèves de Janson de Sailly à pouvoir se payer le coûteux joujou, l’avantage par rapport à une clé USB à 10 euros est pour le moins… mince. Difficile de justifier un tel surcoût pour les options de sécurité et de contrôle sur ce que l’on partage. Objectivement, on n’y croit pas un instant.
Le jeune. Là, c’est autre chose. Si l’on fait abstraction du prix, l’objet à tout pour séduire la génération Y et la génération digitale. Design soigné, grosse capacité de stockage (une vingtaine de DivX, des milliers d’heures de mp3), et la capacité de se balader avec un petit capital numérique dans la poche, prêt à tout échange à la moindre occasion.
Vous l’avez deviné, c’est ce type d’usage qui - à notre sens - fait de Leyio une killer app, ou plutôt un killer hard. Voici ce que nous anticipons en matière d’usages dans un univers ou le partage de fichiers sera devenu répréhensible et deviendra clandestin. Ces hypothèses, au passage, ont été validés par non seulement des usages déjà en pratique que nous avons pu observer, mais également par les analyses et observation de spécialistes des usages en matière d’échanges de fichiers ‘culturels’ tels que Patrick Waelbroeck, professeur à l’ENST, l’une des plus prestigieuses écoles d’ingénieurs Françaises, et qui a pour rats de laboratoire un panel d’étudiants particulièrement technophiles.
Kevin devient dealer
Kevin - appelons le Kevin, j’aime beaucoup ce prénom - est un gamin comme les autres. Jusqu’ici - et comme tout le monde - Kevin téléchargeait en p2p ses films et sa musique préférée. Mais Kevin a quelque chose de plus que les autres. Alors qu’être Geek était une tare pour ses parents (le père de Kevin, informaticien, a eu une adolescence difficile où l’acnée et une passion précoce pour l’informatique lui ont valu une sexualité tardive), Kevin fait parti de la première génération où les Geeks seront supérieurs aux autres, plus puissants, plus socialement désirables, plus sexy, plus beaux (je m’égare).
Kevin est un geek, donc, et dans notre futur post Hadopien, il sait comment contourner les contrôles. Aucune chances pour lui d’être détecté (VPN, proxy, darknet, les moyens ne manquent pas à Kevin, qui ira peut être jusqu’à pirater la Wifi de Mme Michu, sa voisine). Kevin a donc toujours accès à la culture sous sa forme numérique, alors que pour ses camarades de classe (Kevin à 15 ans, au fait), c’est plus difficile. Le rêve des majors, revenir à une économie de la rareté, va faire la fortune de Kevin (si ce n’est financière, du moins sociale).
Dans sa classe, tout le monde le sait. Même certains profs n’hésitent pas à lui demander de télécharger pour leur compte un film mal distribué en DVD, quand ce n’est pas tout simplement le dernier blockbuster, tant les salaires dans l’éducation nationale imposent une certaine disette culturelle.
Kevin se retrouve donc dans une situation inédite. Là où tout le monde se débrouillait de son coté pour le téléchargement, échangeant la plupart du temps que de bonnes recettes ou les adresses où aller commettre l’acte odieux, le voilà confronté à un groupe social avec un appétit pour la culture inchangé (tout comme son portefeuille, d’ailleurs, d’où le problème pour les majors, et l’opportunité pour Kevin le dealer de Culture).
Kevin est l’homme providentiel. Kevin a des fichiers à profusion, il a accès à tout, il peut tout. Désormais, si vous voulez continuer à consommer de la musique et des films à gogo, il vous faudra non seulement connaître un Kevin, mais il vous faudra mériter ses bonnes grâces. Coincer Kevin dans les toilettes et user de violence pour obtenir sa dose de culture s’avérera vite trop risqué, Jules de la 4e B s’y est risqué et il a non seulement chopé un virus mais a été victime d’une humuliante campagne de spam. Non, désormais, Kevin est le roi du monde. Enfin, du collège. C’est déjà ça.
Pour Kevin, le Leyio est l’arme absolu. Ses sujets, humbles et reconnaissants, peuvent venir à lui présenter leurs respects et recevoir en échange, via la connexion USB du Leyio, les fichiers tant convoités.
Mais Kevin n’est pas seul. Dans le collège Kevin Mitnick de L’Hay les Rose, plusieurs Kevins se font concurrence… Oui, mais voilà, Kevin et les autres mafieux du collèges sont nés dans une culture du partage, et plutôt que de se faire la guerre, il y a fort à parier qu’ils collaborent intelligemment. Et là aussi, le Leyio propose un usage gagnant. En transférant un DivX en une minute chrono de Leyio a Leyio, le catalogue de la mafia locale est distribué de façon efficace et à terme, le lycée - déjà massivement équipé en clé USB - finira par investir dans un Leyio dont le prix aura fortement baissé d’ici là. Ajoutez que Kevina, la cousine de Kevin, geek elle aussi, est elle même dealeuse de culture au collège Emile Zataz de Cergy Pointoise, et vous avez un réseau peer to peer… en réel.
La comparaison avec un réseau de trafic de drogue s’arrête là et le terme dealer n’est qu’un emprunt momentané à Frédéric Lefebvre et Luc Besson. Les échanges payants on peu de chances d’apparaître dans ce type d’environnement - question de culture - le seul véritable risque dans l’apparition (ou plutôt la généralisation) de ce type de pratiques est plutôt du coté des détenteurs de droits.
Là où auparavant Melle Michu (la fille de Mme) se débrouillait comme elle pouvait pour télécharger sa culture, la voilà qui a désormais à faire à Kevin, qui lui fait des recommandations et des suggestions (en pratique, il drague) que seul le vidéo club de sa mère arrivait à égaler (oui, mais voilà, il a fermé en 2002). Difficile de concurrencer un tel mode de distribution, surtout pour une industrie qui n’arrive même pas à concurrencer la distribution en p2p qui pourtant ne brille pas par son ergonomie et sa capacité de recommandation.
Pour être tout à fait honnête, à coté de Kevin, apparaîtrons sans doute des mafieux du même ordre moins geeks mais plus cinéphiles, et amateurs de musique, qui sauront compenser leur catalogue sans doute plus limité par de la qualité, ce qui, du point de vu des ayants droits, est probablement pire encore.
Leyio dans tout ca ?
Leyio est le premier gadget hardware parfaitement adapté à ce scénario qui, encore une fois, est déjà en pratique avec des outils hardware plus frustres (disques durs, mini pc et portables ou iPod trafiqués) dans de nombreuses écoles, en particulier là où l’on trouve de grosses concentration de technophiles.
Si Leyio arrive à surfer sur cette vague (et à abaisser ses coûts), il a un avenir aussi rose que sa version girly devant lui… A condition qu’il passe un autre obstacle, celui qui fera passer le Leyio, quel que soit son prix, d’un gadgets pour happy few à un produit de masse. Et là, on a une autre problématique marketing intéressante.
L’effet cluster
L’effet cluster, c’est un peu comme un network effet géolocalisé. Si vous êtes seul à posséder un Leyio dans votre entourage, vous ne pouvez interagir qu’à l’aide de sa connectique USB, c’est bien, mais il est difficile de justifier un tel prix pour ce qui n’est qu’une super clé usb avec un micro OS embarqué. A 179€, l’alternative du miniPC est tentante.
L’objet prend tout son sens s’il est massivement répandu dans un endroit précis. Le lycée est un excellent endroit où tout professionnel du marketing pour les jeunes se doit de générer des clusters effet, et Leyio ne fera pas exception.
Rassurez vous, un cluster effect peut se créer de toutes pièces afin de lancer un phénomène de mode, ce n’est pas insurmontable, mais c’est un problème que Leyio, dans un second temps de commercialisation, devra affronter. Nul doute que la FNAC et Darty ne lui seront d’aucune utilité pour cela.
L’avis de la rédaction
Indépendamment du problème du prix, qui nous semble très élevé, mais pour une boite française de 80 personnes, on peut comprendre qu’il soit indispensable de commencer en petite série à ces prix, le Leyio nous semble parfaitement adapté aux usages émergeants qui devraient se généraliser sous peu au sein des jeunes générations.
A 79€ (ou 99€, enfin, un prix psychologiquement déclencheur d’achat), et avec un réseau de distribution entièrement online (Think Dell), ce gadget à un potentiel incroyable. L’interface web de gestion du Leyio est également un lieu d’innovation potentiellement interessante et pourquoi pas virales. Reste à voir si une boite qui a une culture de hardware saura tirer parti de cela.
Idéalement, s’il devenait également compatible WiFi, ce serait le début de quelque chose de grand, d’autant plus grand que l’OS qui fait tourner la bête dispose d’un SDK qui pourrait alors permettre d’imaginer une multitude d’usages à l’appareil.
Quoi qu’il en soit, pour une première version d’un produit qui ne manquera pas d’évoluer dans les années à venir, c’est très réussi.


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MessagePosté le: Dim 17 Mai - 20:40 (2009) Sujet du message: Publicité

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